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 [fiche pratique] Construire un nichoir pour les oiseaux

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Mat
Serin cynique
Serin cynique


Nombre de messages: 14292
Localisation: Bourgogne
12/01/2007


MessageSujet: [fiche pratique] Construire un nichoir pour les oiseaux   Dim 2 Nov - 1:04

Construire un nichoir pour les oiseaux

Un petit mot d’historique
Les premiers nichoirs artificiels faits de terre apparurent dès le XVIe siècle, destinés aux moineaux et aux étourneaux. Ils servaient surtout à récupérer les oisillons d’étourneaux qui étaient appréciés pour leur chair. Heureusement, depuis, le but des nichoirs a évolué.
Détail d'un tableau de Breughel (1550), où est représenté un des tout premiers nichoirs. Au centre, sous le auvent.


Pour voir ce chef d'œuvre dans son intégralité: ICI

Le rôle du nichoir est de procurer aux oiseaux cavernicoles (nichant dans les trous) des endroits pour se reproduire, dans un endroit où la nourriture n’est pas limitée mais où les sites de nidifications font défaut.

Distance à respecter pour les nichoirs de même type.
Il est inutile de mettre deux nichoirs identiques l’un à côté de l’autre. Il faut prévoir les espacements suivants :
15 à 20 m. pour le gobemouche gris
30 à 50 m. pour la bergeronnette grise
50 à 60 m. pour la mésange charbonnière
70 à 80 m. pour le rouge queue à front blanc.
100 m. pour le grimpereau des jardins.
Plus de 150 m. pour la sitelle.
Plus de 200 m. pour le pic épeiche.
L’idéal, c’est de mettre 2 nichoirs maximum à l’hectare pour les mésanges. Il faut compter 1 nichoir pour 2 ou 3 hectares pour les sitelles ou les pics.
3 exceptions : moineaux, hirondelles rustiques et de fenêtres peuvent nicher côte à côte.

Aspect et couleur.
Il est possible de faire des nichoirs en poterie, en béton. Le mieux étant le bois non raboté pour que les oiseaux puissent d’agripper facilement le long des parois (à la rigueur, il faut faire des traits horizontaux sur la planche verticale à l’interieur du nichoir).
Pour la couleur, il faut éviter le rose ou le jaune fluo… une couleur neutre, comme marron ou noir est mieux. L’idéal est de garder le bois brut.

Installation.
Bien sûr, la suspension (ou l’attache) doit être solide et devra être vérifiée tous les ans car il ne faudrait pas que le nichoir se décroche sous le poids des oisillons qui grossissent.
Ne jamais placer un nichoir dans un endroit fréquenté par le public.
Ne jamais placer un nichoir contre un hêtre donc le tronc est toujours humide (mauvais pour la nichée).
Ne jamais placer un nichoir en plein soleil ou dans l’ombre complète.
L’orientation importe peu du moment qu’il est abrité des vents dominants. Pour ma part, je cible « sud-est » lorsque c’est possible.
L’installation doit avoir lieu assez tôt, dès la fin de l’automne jusqu’à fin février. Les mésanges commencent à chercher des sites de nidification dès le mois de Janvier. Dans tous les cas, les nichoirs doivent être en place début Mars.
Une fois par an, pendant l'hiver, le nichoir devra être inspecté et nettoyé.

Les différents nichoirs.

Pic épeiche.
C’est à ma connaissance la seule espèce de pic qui peut s’installer dans un nichoir artificiel. La meilleure façon de l’attirer et de mettre contre un arbre un nichoir cylindrique avec une portion de tronc, dont le bois est pourri à l’interieur. On commence à faire une ébauche de trou et le pic finira le travail. Quelques fois, les pics épeiches s’installent dans des nichoirs en planche lorsqu’ils sont entre 3 et 7 mètres de hauteur. Dans la nature, ils choisissent des arbres desséchés dans 50% des cas.

La chouette chevêche.
Avant la pose du nichoir, il faudra mettre de la tourbe ou des copeaux sur le fond, pour qu’ils absorbent l’humidité car les œufs sont déposés tels quels.
Le nichoir horizontal losange est placé horizontalement, tout comme le nichoir cylindrique qui est constitué de deux rondelles de bois reliées par des fines lattes de bois réunies entre-elles par du fil de fer.



Le hibou petit-duc.
Il occupe les nichoirs artificiel pour étourneaux dont le trou sera agrandi. (reportez-vous au tableau des diamètres des trous d’envol).
Ce nichoir devra être posté entre 3 et 5 mètres de haut.

La chouette hulotte.
La chouette hulotte niche surtout dans les grands trous d’arbres entre 1,5m et 8m.
Deux types de nichoirs sont possibles : le cylindrique avec un diamètre d’au moins 30 cm et un trou d’envol aussi large que possible. La profondeur n’a pas d’intérêt majeur (se reporter à celle de la chouette chevêche). Le nichoir à balcon est également une possibilité, il faudra mettre quelques végétaux pour tapisser le fond.

La huppe.
Elle peut être attirée par un nichoir classique ou à balcon, avec un trou d’entrée de 70 mm. L’installation de cet oiseau est quand même très rare, et ne se fait qu’en campagne, là où l’espèce est déjà présente.

Le grimpereau.
Il niche souvent dans des nichoirs classiques mais dont l’ouverture est décentrée un maximum. Le modèle en forme de triangle lui plait encore plus.


Nichoir à grimpereaux placé sur un tronc.

Les mésanges charbonnières et bleues.
Elles sont les reines des nichoirs et bien souvent de rechignent pas pour s’y installer.
Pour la mésange charbonnière, le trou d’envol sera plus important que la mésange bleue. (30 mm contre 28 mm).
La hauteur de pose du nichoir se situe idéalement entre 2 et 4 mètres. Il est important de fabriquer un trou qui soit bien rond et non ovale. 92% des nichoirs à trou ovale sont occupés par des oiseaux autres que des mésanges !




Les mésanges noires et huppées.
Elles s’installeront de préférence dans un nichoir de type « bûche » posé dans un sapin. La mésange huppée se contente d’une demeure minuscule ne dépassant pas une dizaine de centimètre de diamètre. Idéalement, il faut installer le nichoir dans un conifère entre 3 et 6 mètres de haut.

Nichoir "bûche".

Pour illustration, nichoir "bûche" de chez "Vivara":

La sitelle torchepot.
Un nichoir de type grimpereau ou mésange avec un orifice agrandi (46-50mm) disposé dans un parc avec des arbres feuillus. Les planches de bois devront être épaisses (2,5 ou 3 cm) et ne devront pas être peintes. La litière déposée par le couple de sitelles est composée d’écorces et peut atteindre 5 cm d’épaisseur. Il faut donc prévoir une profondeur du nichoir suffisante.

Le rougequeue à front blanc.
Il préfère les nichoirs avec un trou d’envol ovale, et d’assez grand diamètre dans sa hauteur pour qu’il puisse poser ses grandes pattes (40 à 45 mm de hauteur).

Le troglodyte.
La nature lui offre déjà plein de possibilité pour construire son nid (bottes de pailles, lierre grimpant, contre les ponts, dans un talus…) mais il accepte aussi les nichoirs semi-ouvert qui seront placés contre un arbre, de préférence à faible hauteur et près de l’eau. Si l’un de ces oiseaux occupe un nichoir, il faut absolument éviter de déranger les oisillons car ils sont très nerveux et peuvent sauter du nid et atterrir au sol. (J’ai pu le voir de mes propres yeux et 2 oisillons troglodytes ont fini noyés…)

Modèle de nichoir semi-ouvert, de type rouge-gorge, idéal pour les troglodytes.

La bergeronnette grise.
Elle accepte parfois les nichoirs artificiels de type « étourneaux », mais les couples nicheurs sont très rares. Il faudra vous armer de patience et avoir une bonne dose de chance.

Le rougequeue noir, le gobe-mouche gris, le rouge-gorge.
Ces 3 espèces d’oiseaux ont les mêmes goûts pour les nichoirs semi-ouverts.
A noter que le rouge-gorge niche plus souvent très près du sol ou parfois à même le sol et cette nidification basse entraine de lourdes pertes dans les jardins où il y a des chats. Il faudra en tenir compte lors de la pose du nichoir. Ne jamais le poser au sol, le suspendre entre 1 et 2 mètres de hauteur en essayant de le dissimuler dans un petit sapin (ou un autre résineux), dans du lierre contre un mur…
Le rouge-queue noir et le gobe-mouche gris utiliseront des nichoirs placés sur des bâtiments (murs, grenier…).


Le faucon crécerelle.
Il niche en souvent en ville sur les monuments élevés tels que les clochers d’église, les tours, les hôpitaux, les façades. Le type de nichoir semi-ouvert convient parfaitement à cette espèce s’il est placé à bonne hauteur (7 à 15 mètres). Malheureusement, il est souvent occupé par le choucas des tours qui est le premier arrivé.

L’hirondelle de fenêtre.
Des nichoirs tout faits et bien conçus dont disponibles facilement. Il existe des recettes pour le faire soit même à base de plâtre et de sciure de bois, mais c’est assez fastidieux. (je peux vous envoyer la recette pour les cuistos en herbe)

L’Hirondelle de cheminée.
Le plus simple et efficace est de placer des supports à nids dans des endroits stratégiques (étable, grange, remise, garage…). Des petites planchettes en bois ou un simple clou placé à 15 cm du plafond, à l’abri des courants d’air et des chats. Attention ! L’accès au nid devra toujours être possible, à partir d’une fenêtre cassée, d’une porte ouverte…

Modèle de nichoir pour hirondelle de cheminée.

Quelles dimensions et quel diamètre de trou d'envol?

Mais que représentent A? B? et C? vous demandez vous?
Et bien, ils représentent les mesures du nichoirs dans les différentes dimensions. (reportez-vous aux figures rosées dispatchées dans le texte).

Rappelez-vous: le lieu où est placé le nichoir et le trou d'envol conditionnent directement vos chances de succès pour l'occupation et la reproduction.
Soyez patients, il faut parfois une année "vide" avant qu'un nichoir soit enfin occupé.

alien
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